La question devant le Comité est de savoir si l’expulsion, le refoulement ou l’extradition vers ce dernier pays violerait l’obligation de la Suisse, en vertu de l’art. 3 de la convention, de ne pas expulser ou refouler un individu vers un Etat où des motifs sérieux donnent à croire qu’il risque d’être soumis à la torture. 9.3. Conformément au § 1 de l’art. 3 de la convention, le Comité doit déterminer s’il existe des motifs sérieux de croire que M. Aemei et les membres de sa famille risqueraient d’être soumis à la torture s’ils retournaient en Iran. Pour ce faire, le Comité doit, conformément au § 2 de l’art.