Le Comité note l’argument de l’Etat partie selon lequel l’auteur a invoqué la situation générale des Kurdes en Turquie pour justifier ses craintes mais n’a pas démontré qu’il risquait personnellement d’être soumis à la torture. Le Comité relève aussi que l’Etat partie affirme que, selon des informations recueillies par l’Ambassade de Suisse à Ankara, l’auteur n’est plus recherché par la police et n’est pas interdit de passeport. Toutefois, le conseil de l’auteur affirme qu’aux dires de l’épouse de celui-ci, sa maison à Izmir est surveillée par la police en permanence également depuis son départ et qu’en janvier 1995 la police a interrogé ses anciens voisins à son sujet.