L’Etat partie fait état d’incohérences et de contradictions dans le récit de l’auteur, mais le Comité considère qu’on peut rarement attendre des victimes de la torture une exactitude sans faille, que les éventuelles incohérences dans la présentation des faits par l’auteur ne sont pas graves en l’espèce et ne mettent pas en cause, de manière générale, la véracité des allégations de l’auteur. 11.4. Le Comité note l’argument de l’Etat partie selon lequel l’auteur a invoqué la situation générale des Kurdes en Turquie pour justifier ses craintes mais n’a pas démontré qu’il risquait personnellement d’être soumis à la torture.