Dans cette situation, la Confédération est responsable et non le lésé. Que le fonctionnaire ait violé ses devoirs de service joue un rôle dans la relation interne entre la Confédération et le fonctionnaire, notamment en ce qui concerne l’action récursoire (Jaag, op. cit., p. 33 ch. 90). Jost Gross (Schweizerisches Staatshaftungsrecht, 2e éd., Berne 2001, p. 114) considère également qu’un acte dommageable est accompli dans l’exercice de la fonction, lorsque la position officielle du fonctionnaire lui procure le potentiel de causer le dommage, soit lorsqu’il existe un rapport fonctionnel entre la position officielle et l’activité dommageable.