Il doit procéder à une sélection loyale et non discriminatoire en fonction des critères d’aptitude publiés. Cette obligation, même si elle impose un surcroît de travail au pouvoir adjudicateur, ne représente pas une charge disproportionnée. Or, le hasard ne repose par essence sur aucune règle, mais dépend du seul caprice du destin. Qu’il y ait une «égalité dans l’arbitraire» entre les candidats exposés au tirage au sort, en ce sens que chacun a la même probabilité d’être retenu, ne change rien à la nature essentiellement arbitraire du procédé.