Il faut en conclure que le pouvoir adjudicateur n’a pas correctement, voire même pas du tout vérifié l’aptitude financière de B. lorsqu’il a pris sa décision d’adjudication, le 8 février 1999. Le pouvoir adjudicateur a ainsi violé son obligation de vérifier l’aptitude financière des soumissionnaires en ne vérifiant pas celle de B. et a violé de ce fait l’égalité de traitement entre soumissionnaires. Le fait que le pouvoir adjudicateur ait réalisé de bonnes expériences précédemment pour d’autres marchés avec A. AG ne constituait pas un motif permettant au pouvoir adjudicateur de négliger l’appréciation de l’aptitude financière d’un autre soumissionnaire.