23 LD, qui a valeur générale, il n’est pas possible de conclure à une simple erreur crasse ou qualifiée figurant dans l’ordonnance applicable. Surtout, on ne saurait prétendre en l’occurrence qu’il existe un intérêt public digne d’être protégé, primant l’intérêt privé du recourant à une application correcte du droit dans le temps. En effet, le dossier révèle que l’ordonnance en cause a été modifiée à plusieurs reprises, les trois modifications reproduisant expressément une erreur qui, par ce fait même, ne saurait être qualifiée de «manifeste». A l’évidence, la confiance de l’administré envers l’acte promulgué est d’autant plus grande que l’ordonnance en cause