{"Signatur": "CH_VB_014", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2005-11-18", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_014_JAAC-70-82--_2005-11-18.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150007448.pdf?ID=150007448", "Checksum": "48e2a08dbdf1d31ce3d009e6cc88e7da"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 70.82 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Datenschutzkommission 18.11.2005 JAAC 70.82 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission fédérale de la protection des données et de la transparence, jusqu'à 2006 18.11.2005 JAAC 70.82 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione federale della protezione dei dati 18.11.2005 JAAC 70.82 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Datenschutzkommission"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission fédérale de la protection des données et de la transparence, jusqu'à 2006"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione federale della protezione dei dati"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:20:29", "Checksum": "04a3b1fb9401e5e98e73eea8c24a5e5d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission fédérale de la protection des données et de la transparence, jusqu'à 2006 18.11.2005 JAAC 70.82 \r\n\n 11\nEnfin, s’agissant de la partie linguistique proprement dite de l’analyse portant\ncette fois-ci non pas sur l’examen de la connaissance du pays et de la culture\ndu requérant, mais sur ses compétences linguistiques relatives à sa maîtrise\nde la langue ou d’un dialecte en termes phonologiques, morphologiques ou\nde vocabulaire notamment, il faut admettre qu’elle constitue la partie la plus\npérenne de l’examen. Contrairement à la partie politique et culturelle de\nl’expertise, les questions sont inévitablement plus larges. Connaître les critères\nd’évaluation des experts revêt dans ce cas une certaine importance pour\ncelui qui veut tenter de dissimuler son lieu de provenance. Il pourrait ainsi\nêtre utile de savoir qu’un linguiste discrimine un genevois d’un habitant du\nplateau du Jorat vaudois, pour prendre un exemple qui ne soit pas tiré du droit\ndes étrangers, par l’usage abusif du passé surcomposé. Si ces informations\nétaient connues, les habitants concernés pourraient effectivement apprendre\nà s’exprimer différemment s’ils voulaient tromper leur interlocuteur sur\nleur provenance. L’exercice reste cependant périlleux dans la mesure où le\nmasquage linguistique de sa provenance réelle nécessite surtout une bonne\noreille afin de modifier son accent; talent qui ne se développe certainement\npas de manière idéale à la lecture des expertises linguistiques. De plus, ce type\nd’analyse rencontre rapidement certaines limites, car les traits individuels sont\nsusceptibles de l’emporter sur les caractéristiques générales relatives à une\naire linguistique déterminée. Il est tout à fait possible d’être socialisé dans une\nrégion déterminée sans pour autant en acquérir les spécificités langagières\npour des raisons fort diverses.\nEn l’espèce le recourant a été jugé sur sa phonologie, la morphologie de son\nlangage et son vocabulaire. L’accès au résultat de son expertise permettrait\nde savoir qu’il ne faut pas prononcer les noms de Sierra Leone avec un accent\nétranger, qu’il faut prononcer tel mot de telle manière et non pas de telle\nautre, qu’il faut utiliser tel type de préposition dans tel contexte et non pas\ntel autre, qu’il faut utiliser tel mot effectivement parlé en Sierra Leone et\nnon pas tel autre usuel au Ghana seulement. Pour qu’un apprentissage\neffectif ait lieu par la diffusion de telles informations, il faudrait mettre en\nplace une véritable infrastructure centralisée de collecte et de compilation\nsystématique de toutes les expertises classées par région ou ethnie, et non\nseulement par pays. Il faudrait ensuite un certain talent pour modifier son\naccent en conséquence et pour mémoriser l’ensemble de ces caractéristiques\net les appliquer communément dans le langage courant, sans tenir compte\ndu stress généré par la situation d’audition. En outre, même si un certain\nnombre d’individus devait y parvenir, il ne faut pas perdre de vue qu’une\npersonne peut fort bien apprendre à modifier son profil linguistique par\nl’écoute des médias locaux ou par le contact direct avec un locuteur natif.\nC’est d’ailleurs probablement le seul moyen de modifier son accent. Enfin,\nil faut derechef rappeler la jurisprudence précitée de la CRA qui exige de\ndonner aux requérants un compte-rendu comprenant l’indication précise des\nautres éléments du dossier sur lesquels le spécialiste a fondé son appréciation\n(CRA 27.1.2003, E. H., Albanie, JICRA 2003/14 = JAAC 68.1), y compris donc\nl’indication précise de l’analyse linguistique proprement dite. Il faut conclure\nsur la base des éléments précédents que la non-communication de la partie\nlinguistique des expertises elles-mêmes ne constitue pas un moyen très\nefficace pour prévenir l’effet d’apprentissage craint par l’office intimé.\n\n"}