9.Le 20 juin 2001, le Tribunal fédéral admit le recours au motif que la durée de l’instruction, qui avait débuté en 1993 et était encore pendante, avait été excessive. Dans ses arguments, le Tribunal fédéral tint compte de l’ampleur et des difficultés de l’affaire, à savoir notamment les faits complexes et les commissions rogatoires étrangères, qui avaient ralenti la procédure. Il constata aussi que le ministère public avait eu à subir des changements internes. Il se pencha également sur le comportement du requérant, en constatant qu’il avait demandé deux renvois d’audience de quelques jours, les 12 septembre et 11 novembre 1997.