Dans la présente affaire, le Gouvernement prétend qu’il existait des preuves fiables que le requérant était un activiste des premières heures du LPK, qu’il était responsable du fonds «Vendlindja Thërret» ainsi que de l’armement de l‘UCK et, dans ce contexte, qu’il était impliqué dans des activités criminelles en Albanie et au Kosovo. Le Conseil fédéral a tiré ses conclusions, en premier lieu, d’un rapport confidentiel provenant de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) au Kosovo et portant notamment sur les sources potentielles du conflit ainsi que sur les milieux du crime organisé. Il contient des informations concernant des personnes actives dans les milieux susmentionnés.