La Cour rappelle que sa tâche consiste à déterminer si la mesure litigieuse a respecté un juste équilibre entre les intérêts en présence, à savoir, d’une part, le droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, et, d’autre part, la protection de la sécurité nationale, la sûreté publique, la défense de l’ordre et la prévention des infractions pénales (dans ce sens, Mehemi, précité, § 35). Dans cette appréciation des intérêts concurrents de l’individu et de la société dans son ensemble, l’Etat jouit d’une certaine marge (Gül c / Suisse, arrêt du 19 février 1996, Recueil des arrêts et décisions 1996-I, § 38[3] , avec les références y citées). En même temps, la Cour estime