{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2005-03-01", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-69-135--_2005-03-01.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150006836.pdf?ID=150006836", "Checksum": "4dcd567a137ea96403290f072f7d5156"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 69.135 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 01.03.2005 JAAC 69.135 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 01.03.2005 JAAC 69.135 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 01.03.2005 JAAC 69.135 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:21:01", "Checksum": "90bc8b95c94d351be6617009c30dcde5", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 01.03.2005 JAAC 69.135 \r\n\n JAAC 69.135\n\nExtrait de la décision rendue par la Cour eur. DH le 1er\nmars 2005, déclarant irrecevable la req. n° 14015/02,\nXhavit Haliti c / Suisse\n\nInterdiction d’entrée décidée par le Conseil fédéral. Nécessité de la\nmesure dans une société démocratique. Pouvoir d’examen de la Cour\neuropéenne des droits de l’homme (ci-après: la Cour). Juste équilibre\nentre les intérêts concurrents de l’individu et de la société dans son\nensemble. Droit à un recours effectif.\nArt. 8 § 2 CEDH. Ingérence dans le droit au respect de la vie privée et\nfamiliale. Conditions.\n- L’ingérence dans le droit au respect de la vie familiale et privée du\nrequérant se fonde sur l’art. 184 al. 3 Cst. Cette disposition constitue\nune base légale suffisante au regard de la Convention.\n- Décidée afin de préserver la sécurité nationale, la sûreté publique, la\ndéfense de l’ordre et la prévention des infractions, l’ingérence poursuit\nun objectif valable.\n- Il n’appartient pas à la Cour de réexaminer les faits constatés par les\nautorités internes, aussi longtemps que les décisions, fondées sur des\nsources d’information fiables, ne paraissent pas arbitraires.\n- En l’espèce, le Tribunal fédéral a donné suffisamment de raisons à\nl’appui de sa thèse selon laquelle le requérant entretenait des rapports\nimportants avec le crime organisé en Albanie et au Kosovo. De surcroît,\ncette juridiction a non seulement accordé au requérant l’accès aux\npièces mais elle lui a encore garanti, s’agissant des documents classés\nconfidentiels, la faculté de consulter et commenter d’une manière\neffective le résumé des passages pertinents.\n- Par ailleurs, les activités du requérant étaient de nature à mettre en\npéril les relations internationales de la Suisse.\n\n1\n- S’agissant des intérêts privés et familiaux du requérant, un retour\nen Serbie-Monténégro, également pays d’origine de son épouse,\npour y établir une vie familiale serait sans doute envisageable. Ceci\nimpliquerait pour les enfants mineurs du couple un certain nombre\nd’obstacles, qui ne sont toutefois pas insurmontables. En outre, le\nrequérant a librement choisi les importantes restrictions de sa vie\nfamiliale au motif de ses fréquents voyages à l’étranger, avant même\nque le Conseil fédéral ait rendu sa décision d’interdiction d’entrée.\nIl est, en dernier lieu, possible, sur demande, de faire suspendre\ntemporairement cette mesure.\n- Par conséquent, nonobstant son caractère sévère, la décision\nd’interdiction d’entrée prend en considération les différents intérêts en\ncause.\nArt. 13 CEDH. Droit à un recours effectif.\n- Le droit à un recours effectif vaut également lorsqu’une mesure\nd’expulsion ou d’interdiction de territoire est prononcée pour les\nnécessités de la sécurité nationale et qu’elle est susceptible d’intervenir\ndans le droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.\n- En l’espèce, le Tribunal fédéral a examiné, contra legem, la légalité de\nl’interdiction d’entrée prononcée par le Conseil fédéral et a ainsi fait en\nsorte que l’art. 13 CEDH soit respecté.\n\nVerhängung einer Einreisesperre durch den Bundesrat.\nNotwendigkeit der Massnahme in einer demokratischen Gesellschaft.\nÜberprüfungsbefugnis des Europäischen Gerichtshofs für\nMenschenrechte (EGMR). Berücksichtigung der sich kokurrierenden\nInteressen des Individuums sowie der Gesellschaft in seiner Gesamtheit.\nRecht auf eine wirksame Beschwerde.\nArt. 8 Abs. 2 EMRK. Eingriff in das Recht auf Achtung des Privat- und\nFamilienlebens. Bedingungen.\n- Der Eingriff in das Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens\ndes Beschwerdeführers beruht auf Art. 184 Abs. 3 BV. Diese Bestimmung\nstellt vom Standpunkt der Konvention aus gesehen eine genügende\ngesetzliche Grundlage dar.\n- Angeordnet zur Wahrung der nationalen sowie der öffentlichen\nSicherheit, zur Aufrechterhaltung der Ordnung und zur Verhütung von\nStraftaten, verfolgt dieser Eingriff einen zulässigen Zweck.\n- Es ist nicht Aufgabe des EGMR, innerstaatliche Behörden festgestellten\nTatsachen zu überprüfen, solange sich deren Entscheidungen auf\nverlässliche Informationsquellen stützen und nicht willkürlich\nerscheinen.\n- Im vorliegenden Fall hat das Bundesgericht hinreichende Gründe\nfür die Annahme angeführt, dass der Beschwerdeführer wichtige\nBeziehungen zur organisierten Kriminalität in Albanien und im Kosovo\n\n"}