Rappelant les conclusions du tribunal supérieur du 22 décembre 1998, le requérant souligne que les retards considérables sont en premier lieu dus aux changements intervenus dans le personnel des autorités d’investigation. Ainsi, une première période d’inactivité a eu lieu, selon le requérant, entre le 11 juillet 1991, date à laquelle le tribunal pénal a renvoyé la cause pour complément d’enquête à l’office des investigations préliminaires, et mars 1992, lorsque fut nommé un nouveau juge d’investigations. Ainsi, l’office n’a été en mesure de conclure la procédure d’enquête complémentaire que le 15 mai 1995.