Se tournant vers les circonstances de la présente espèce, la Cour rappelle que compte tenu de la gravité des mesures coercitives imposées au requérant, l’art. 16 § 2 du décret sur les droits et les devoirs des patients des hôpitaux publics du 14 février 1989[3] («Patientendekret») du canton de Berne fut écarté par le tribunal administratif comme base légale, étant donné qu’il n’était pas formulé avec un degré de précision et clarté suffisant et, en particulier, qu’il ne prévoyait pas explicitement le recours à des mesures auxquelles le patient n’avait pas consenti auparavant.