Sur le fond, le Gouvernement estime, dans la mesure où le placement en cellule d’isolement n’a été maintenu que pour la période relativement courte de deux jours, que cette mesure ne saurait, en tant que telle, être qualifiée de privation de liberté au sens de l’art. 5 § 1 CEDH. Il invoque à cet égard l’affaire Bollan c / Royaume-Uni ([déc.], no 42117/98, CEDH 2000‑V), ayant eu trait aux mesures disciplinaires dans l’exécution des peines de détention. Il s’ensuit que l’art. 5 CEDH ne s’applique pas au cas d’espèce. Le requérant ne partage pas le point de vue du Gouvernement selon lequel son placement en cellule d’isolement ne constitue pas une privation de liberté au sens de l’art.