En effet, c’est à l’aune du droit interne uniquement qu’il convient d’examiner si une détention est régulière ou non. A ce sujet, il rappelle que le Tribunal fédéral distingue entre les détentions irrégulières pour des motifs de forme, d’une part, et de fond, d’autre part, et réserve un sort différent aux décisions judiciaires autorisant la prolongation d’une détention suivant la nature du vice constaté. Ainsi, en cas de demande de libération provisoire, le «recourant n’aurait le droit d’être libéré que si sa détention n’apparaissait plus justifiée, si sa durée était excessive ou que le principe de l’égalité devant la loi l’imposât» (ATF 114 Ia 88 consid. 5d).