En l’espèce, la Cour observe que, comme l’a relevé le Tribunal fédéral dans son arrêt du 24 février 2000, Me Farquet a défendu le requérant du mois d’avril 1993 jusqu’au mois d’avril 1999, d’abord comme avocat choisi, puis comme avocat d’office. Il a rédigé lui-même la déclaration d’appel de soixante-six pages et il avait personnellement eu connaissance des 80 000 pages qui formaient l’ensemble du dossier pénal, en partie durant la phase de l’instruction et complètement en première instance.