10 Je suis d’avis que le placement de la requérante dans le foyer médicalisé s’analyse en une privation de liberté au sens de l’art. 5 § 1 CEDH et que cette privation de liberté ne tombait pas sous l’empire de la let. e ou d’un autre alinéa de l’art. 5 § 1. Dès lors, j’estime qu’il y a eu violation de cet article de la Convention en l’espèce. Quant à ma conclusion selon laquelle la requérante a été privée de sa liberté, j’adhère au raisonnement du juge Gaukur Jörundsson. Mais j’aimerais ajouter à cet égard les observations suivantes: le placement de la requérante s’est effectué contre son gré.