Je ne partage pas l’avis de la majorité selon lequel le placement de la requérante dans un foyer médicalisé ne constituait pas une privation de liberté au sens de l’art. 5 § 1. Je ne souscris pas davantage à l’opinion concordante de M. le juge Gaukur Jörundsson selon laquelle la privation de liberté de la requérante en l’espèce, consécutive à son placement forcé dans ce foyer, entre dans le cadre de l’art. 5 § 1 let. e comme étant la «détention régulière d’un aliéné» au sens de cette disposition.