En l’espèce, le foyer S. était une institution ouverte, où la requérante jouissait d’une complète liberté de mouvement pour autant qu’elle était capable de s’occuper d’elle-même. L’intéressée, qui n’a jamais été dans le pavillon fermé, était libre d’avoir des contacts personnels, d’écrire des lettres ou de passer des appels téléphoniques. Elle devait uniquement se conformer aux contraintes horaires du traitement médical dont elle avait besoin. Elle n’a pas quant à elle considéré d’emblée le placement dans ce foyer comme une privation de liberté et, devant la commission de recours, elle s’est même montrée satisfaite de l’assistance qu’on lui apportait.