20. La requérante se plaint de l’illégalité de la privation de liberté qu’elle a subie, en ce qu’elle a été placée dans un foyer médicalisé parce qu’elle se trouvait dans un grave état d’abandon. Elle soutient que l’abandon, en tant que motif de détention, n’est pas cité par l’art. 5 § 1 let. e de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH)[114] , dont les passages pertinents se lisent ainsi: (libellé de la disposition) A. Arguments des parties 1. La requérante