Le 23 janvier 1992, le requérant adressa au juge d’instruction une demande de mise en liberté provisoire et sollicita, afin d’être en mesure de motiver celle-ci, l’accès au dossier et l’autorisation pour son défenseur de lui rendre visite. 8. Par ordonnance du 28 janvier 1992, le juge d’instruction rejeta la demande de mise en liberté et refusa l’accès au dossier. Suite à cette décision, la demande de mise en liberté provisoire du requérant fut d’office déférée à la chambre d’accusation de la cour d’appel de Berne. Le procureur général du canton de Berne («Generalprokurator») formula ses observations le 29 janvier 1992; celles-ci furent transmises le même jour au requérant. 9.