La requérante souligne enfin qu’il n’a jamais été prouvé que son habillement n’ait eu un quelconque impact sur les élèves. Le seul port du foulard n’est pas susceptible d’influencer les enfants dans leurs convictions. Certains d’entre eux ou leurs parents portent d’ailleurs les mêmes attributs vestimentaires tant chez eux qu’à l’école. Sous l’angle du second paragraphe de l’art. 9 CEDH, la requérante estime que l’ingérence constatée viole sa liberté de religion, car elle ne repose sur aucune base légale et est injustifiée. Elle rappelle que l’art. 6 LIP ne vise expressément que l’enseignement et non les enseignants eux-mêmes et l’art. 120 al. 2 LIP n’apporte aucune précision.