La requérante précise en outre, contrairement aux allégations du gouvernement, qu’elle n’a pas d’autre choix que d’exercer sa profession au sein de l’école publique. L’école publique dispose d’un quasi-monople de fait en ce qui concerne les écoles au niveau des classes enfantines. Les écoles privées qui ne sont guère nombreuses dans le canton de Genève, ne sont pas laïques et sont dépendantes d’autorités religieuses différentes de celle de la requérante et elles lui sont donc inaccessibles. La requérante souligne enfin qu’il n’a jamais été prouvé que son habillement n’ait eu un quelconque impact sur les élèves.