Par ailleurs, son enseignement, laïque, n’a jamais provoqué le moindre problème ni soulevé une quelconque plainte d’élèves ou de parents d’élèves. C’est donc en toute connaissance de cause que les autorités genevoises ont entériné jusqu’en juin 1996 le droit de la requérante de porter le foulard. Ce n’est qu’à cette date et sans aucun motif que les autorités l’ont mise devant l’obligation de cesser de porter le foulard. La requérante précise en outre, contrairement aux allégations du gouvernement, qu’elle n’a pas d’autre choix que d’exercer sa profession au sein de l’école publique.