6 De l’avis de la requérante, la laïcité de l’école publique implique un enseignement indépendant de toute confession religieuse, mais n’impose pas aux enseignants une absence de convictions ni même de s’abstenir du port de tout signe religieux. Selon elle, l’interdiction de porter le foulard constitue une ingérence manifeste dans son droit à la liberté de conscience et de religion. La requérante rappelle qu’après avoir été admise comme fonctionnaire au sein de l’instruction publique, elle s’est convertie à l’islam à la suite d’une recherche spirituelle personnelle en mars 1991.