Selon le gouvernement, l’interdiction du port du foulard islamique par la requérante est motivée par le principe de la neutralité confessionnelle de l’école et, dans une perspective plus large, de la paix religieuse. Enfin, l’interdiction est nécessaire dans une société démocratique. De l’avis du gouvernement, lorsqu’un requérant est lié par un statut spécial à l’Etat, les autorités nationales bénéficient d’une marge d’appréciation plus grande lorsqu’elles limitent l’exercice d’une liberté. En sa qualité d’enseignante dans une école publique, la requérante a librement accepté les exigences liées au principe de la neutralité confessionnelle de l’école.