- Pour déterminer si cette ingérence est nécessaire dans une société démocratique, il faut tenir compte du fait qu’elle touche la requérante uniquement dans le cadre de son activité d’enseignante, ainsi que du risque d’une atteinte aux sentiments religieux de ses élèves, des autres élèves de l’école et de leurs parents. A cela s’ajoute le risque d’une atteinte au principe de neutralité confessionnelle de l’école. - Avant sa conversion à l’islam, la requérante enseignait depuis plus d’un an dans la même école. Ses élèves ont entre quatre et huit ans, un âge où les enfants se posent beaucoup de questions tout en étant plus facilement influençables que les enfants d’un âge plus avancé.