La Cour constate que selon l’art. 102 ch. 10 aCst., une des attributions du Conseil fédéral consiste à veiller à la sûreté intérieure de la Confédération, au maintien de la tranquillité et de l’ordre. Dès lors, l’ingérence apparaît légitime puisqu’elle a pour but de protéger la sécurité nationale, la sûreté publique et la défense de l’ordre en Suisse. 3. «Nécessaire dans une société démocratique»