Sur la base de l’appréciation de l’ensemble des faits pertinents de l’espèce, nous partageons l’avis de la majorité selon lequel il y a eu violation de l’art. 8 CEDH. Nous attachons une importance particulière au fait que l’infraction a été commise en avril 1994 et que, selon les informations disponibles, le requérant n’a pas récidivé depuis lors et semble désormais réinséré. Bien que nous ne soyons pas pleinement convaincus qu’il serait impossible pour l’épouse du requérant de vivre en Algérie, nous reconnaissons qu’elle se heurterait à des difficultés manifestes et considérables.