En outre, la Cour constate que le tribunal de district de Zurich, dans son jugement du 17 mai 1995, n’avait envisagé comme sanction appropriée à l’infraction qu’une peine conditionnelle de 18 mois d’emprisonnement, assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve. Par la suite, la cour d’appel de Zurich a prononcé une peine ferme de deux ans d’emprisonnement. De plus, l’infraction en question a été commise en 1994, et le requérant n’a pas récidivé au cours des six années qui ont suivi, jusqu’à son départ en 2000. Avant de purger sa peine de prison, il avait suivi avec succès une formation professionnelle de serveur et travaillait comme peintre.