La décision entreprise est donc prévue par la loi. La mesure a poursuivi un but légitime, la décision des juridictions internes étant motivée par la nécessité pour le développement équilibré de l’enfant, de renouer le contact avec son père. La Cour rappelle que «la notion de famille sur laquelle repose l’art. 8 inclut, même en l’absence de cohabitation, le lien entre un individu et son enfant, que ce dernier soit légitime (voir, mutatis mutandis, les arrêts Berrehab c / Pays-Bas du 21 juin 1988, série A n° 138, p. 14, § 21, et Gül c / Suisse du 19 février 1996, Recueil, 1996-I, pp. 173-174, § 32[119]) ou naturel.