{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2001-02-08", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-65-133--_2001-02-08.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150005042.pdf?ID=150005042", "Checksum": "cb96aa3e472a8d83882ce448253119c8"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 65.133 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 08.02.2001 JAAC 65.133 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 08.02.2001 JAAC 65.133 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 08.02.2001 JAAC 65.133 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:24:35", "Checksum": "edcb8f7dd9127c6020f9b5e28a9f0718", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 08.02.2001 JAAC 65.133 \r\n\n JAAC 65.133\n\nDéc. rendue par la Cour eur. DH le 8 février 2001,\ndéclarant irrecevable la req. n° 44618/98, Rolf Helmut\nGEORG c / Suisse\n\nClassement d’une procédure pénale dans le canton de Genève.\nArt. 6 § 2 CEDH. Présomption d’innocence.\n- La Convention ne garantit pas un droit absolu à être condamné ou\nacquitté.\n- Une décision refusant à un accusé un acquittement peut soulever\nun problème si des motifs indissociables du dispositif équivalent en\nsubstance à un constat de culpabilité sans établissement légal préalable\nde celle-ci, et sans que l’intéressé ait eu l’occasion d’exercer les droits de\nla défense.\n- En l’espèce, les décisions des juridictions qui ont rejeté la demande de\nnon-lieu formulée par le requérant et ont permis un simple classement\nde la procédure, ne font que décrire, en substance, un état de suspicion\net ne renferment partant aucun constat de culpabilité.\n\nEinstellung eines Strafverfahrens im Kanton Genf.\nArt. 6 Abs. 2 EMRK. Unschuldsvermutung.\n- Die Konvention gewährleistet kein absolutes Recht auf Verurteilung\noder auf Freispruch.\n- Die Entscheidung, in welcher ein anbegehrter Freispruch verweigert\nwird, kann problematisch sein, wenn Begründung und Dispositiv\nsinngemäss einem Schuldvorwurf gleichkommen, ohne dass zuvor\nder gesetzliche Beweis der Schuld erbracht worden wäre und der\nBeschuldigte Gelegenheit zur Wahrnehmung seiner Verteidigungsrechte\ngehabt hätte.\n\n1\n- Im vorliegenden Fall umschreiben die Entscheidungen der\ngerichtlichen Instanzen, welche das Begehren des Beschwerdeführers\nauf Aufhebung der Strafverfolgung abwiesen und stattdessen die\nblosse Einstellung des Verfahrens zuliessen, lediglich bestimmte\nVerdachtsmomente; sie enthalten mithin gerade keinen Schuldvorwurf.\n\nArchiviazione di una procedura penale nel cantone Ginevra.\nArt. 6 § 2 CEDU. Presunzione d’innocenza.\n- La Convenzione non garantisce un diritto assoluto a essere\ncondannato o assolto.\n- Una decisione che rifiuta l’assoluzione dell’accusato può essere\nproblematica se i motivi e il dispositivo equivalgono sostanzialmente a\nuna constatazione di colpevolezza senza che questa sia stata dapprima\nprovata dal punto di vista della legge, e senza che l’interessato abbia\navuto l’occasione di esercitare i diritti di difesa.\n- Nella fattispecie, le decisioni delle autorità, che hanno respinto\nla domanda di non-luogo a procedere formulata dal richiedente e\nche hanno permesso una semplice archiviazione della procedura, si\nlimitano in sostanza a descrivere sospetti e non contemplano pertanto\nalcuna constatazione di colpevolezza.\n\nLe requérant se plaint du fait que les instances nationales ont décidé de classer\nla procédure dirigée à son encontre au lieu de prononcer un non-lieu. Il\nconteste surtout la motivation de l’arrêt du Tribunal fédéral qui a confirmé le\nnon-lieu et invoque la violation du principe de la présomption d’innocence tel\nque garanti à l’art. 6 § 2 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme\net des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH)[115] ainsi libellé:\n(libellé de la disposition)\nLa Cour européenne des droits de l’homme (ci-après: la Cour) rappelle que\nla Convention justifie les mesures procédurales sur la base de soupçons\nsans accorder un droit absolu à être condamné ou acquitté (Comm. eur. DH,\nrapport Lutz c / Allemagne, série A n° 123, p. 35, § 49). Cependant il convient de\nnoter que c’est moins le refus de lui accorder un non-lieu que la façon dont est\nmotivée ce refus que le requérant conteste.\nAinsi, la Cour souligne qu’une décision refusant à un accusé un acquittement\npeut soulever un problème sous l’angle de l’art. 6 § 2 si des motifs\nindissociables du dispositif équivalent en substance à un constat de culpabilité\nsans établissement légal préalable de celle-ci et notamment sans que\nl’intéressé ait eu l’occasion d’exercer les droits de la défense (arrêt Lutz\nc / Allemagne du 25 août 1987, série A n° 123, p. 25, § 60; arrêt Minelli c / Suisse\ndu 25 mars 1983, série A n° 62, p. 18, § 37[116]; arrêt Allenet de Ribemont\nc / France du 10 février 1995, série A n° 308, p. 16, § 35).\n\n2\nOr en l’espèce, d’une part, il n’est fait état d’aucun manquement au respect\ndes droits de la défense, que le requérant a pu exercer devant les deux\njuridictions appelées à connaître de sa demande de non-lieu et, d’autre part,\nles décisions des deux juridictions se limitaient à mentionner notamment\nque «on ne [pouvait] exclure au vu de la complexité de l’affaire, que certaines\ninvestigations pourraient encore être effectuées et aboutir à des découvertes\ndéfavorables au [requérant] propres à établir [sa] culpabilité». Ainsi donc,\ns’appuyant sur les éléments du dossier, ces décisions décrivaient, en substance,\nun état de suspicion et ne renfermaient pas de constat de culpabilité (arrêt\nEnglert c / Allemagne du 25 août 1987, série A n° 123, p. 55, § 39; arrêt\nNölkenbockhoff c / Allemagne du 25 août 1987, série A n° 123, pp. 80-81, § 39;\narrêt Hauschildt c / Danemark du 24 mai 1989, série A n° 154,; p. 22, § 50).\nA cet égard, la Cour relève que la décision de classement de la procédure\npénale dirigée contre le requérant a laissé ouverte la possibilité\nd’investigations complémentaires. Il n’y avait pas en l’espèce de décision\ndéfinitive sur le fond comme dans les affaires Englert et Nölkenbockhoff\nprécitées, au contraire de l’affaire Sekanina où existait une décision définitive\nd’acquittement (arrêt Sekanina c / Autriche du 25 août 1993, série A n° 266-A,\npp. 15 et 16, §§ 29 et 30).\nIl s’ensuit que la Cour estime que la requête doit être déclarée irrecevable pour\ndéfaut manifeste de fondement, en application de l’art. 35 § 3 CEDH.\n[115] RS 0.101.\n[116] JAAC 47.168.\n\n"}