Le Gouvernement se demande si on peut réellement accréditer la thèse du requérant selon laquelle il serait irremplaçable, alors qu’il est notoirement connu que les Etats-Unis sont à la pointe de la recherche en cancérologie, et qu’il semble improbable que le requérant n’ait jamais pris de vacances et qu’il ne se soit jamais rendu à l’étranger pour assister à des congrès ou à d’autres fins depuis son établissement dans ce pays en 1984. 49. Le Gouvernement considère également que l’avocat américain du requérant a tenu des propos, pour le moins, surprenants sur le déroulement de la procédure dont le requérant faisait l’objet en Suisse, mettant en doute