Toutefois, de l’avis de la Cour, les informations dont il s’agit dans la présente affaire se distinguent de données qui existent indépendamment de la volonté de la personne concernée, comme celles évoquées par la Cour dans l’affaire Saunders (arrêt précité, pp. 2064-2065, § 69); l’on ne pouvait dès lors pas les obtenir en recourant à des pouvoirs coercitifs, au mépris de la volonté de l’intéressé. 69. Le Gouvernement soutient en outre que le requérant n’a pas été contraint de s’incriminer puisque les autorités avaient en fait déjà connaissance des informations en question et que l’intéressé avait admis les montants en jeu.