Les amendes ont remplacé les moyens normalement à la disposition des autorités d’instruction en matière pénale et étaient disproportionnées. Elles ont été particulièrement élevées par rapport à celles infligées dans l’affaire Funke c / France (arrêt du 25 février 1993, série A n° 256-A, p. 22, § 44). Le requérant soutient qu’il n’a pas été en mesure de présenter les documents visés puisqu’ils avaient déjà été détruits ou déposés auprès de tiers, en particulier de banques qui n’étaient pas tenues de les remettre. 54. Le requérant estime qu’en demandant les renseignements, les autorités sont allées à la «pêche aux informations».