{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2001-05-03", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-65-128--_2001-05-03.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150005024.pdf?ID=150005024", "Checksum": "894caf544e1c924976532dba4fd13822"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 65.128 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 03.05.2001 JAAC 65.128 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 03.05.2001 JAAC 65.128 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 03.05.2001 JAAC 65.128 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:24:40", "Checksum": "2090021249c666b42ffe4180d30d0e38", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 03.05.2001 JAAC 65.128 \r\n\n JAAC 65.128\n\nArrêt du 3 mai 2001 rendu en anglais et traduit en\nfrançais par la Cour eur. DH, affaire J.B. c / Suisse, req.\nn° 31827/96\n\nArrêt J.B. Obligation du contribuable de collaborer dans le cadre de la\nprocédure pour soustraction d’impôt. Violation de la CEDH.\nArt. 6 § 1 CEDH. Droit de ne pas devoir contribuer à sa propre\nincrimination.\n- La procédure pour soustraction d’impôt prévue à l’art. 132 AIFD\nconstitue une procédure «pénale» au sens de l’art. 6 § 1 CEDH.\n- Le droit de garder le silence et le droit de ne pas contribuer à sa\npropre incrimination sont des normes internationales généralement\nreconnues qui sont au coeur de la notion de «procès équitable»\nconsacrée par l’art. 6 § 1 CEDH.\n- Les autorités doivent établir le bien-fondé de leurs accusations en\nmatière pénale sans recourir à des éléments de preuve obtenus par la\ncontrainte ou les pressions, au mépris de la volonté de l’accusé. Il est\ndonc contraire à l’art. 6 § 1 CEDH de chercher à contraindre au moyen\nd’amendes d’ordre un contribuable à remettre aux autorités fiscales\ndes moyens de preuve dans une procédure pour soustraction d’impôt\ndirigée contre lui, alors qu’il refuse de le faire.\n\nUrteil J.B. Mitwirkungspflicht des Steuerpflichtigen im Verfahren wegen\nSteuerhinterziehung. Verletzung der EMRK.\nArt. 6 Abs. 1 EMRK. Recht, nicht zur eigenen Verurteilung beitragen zu\nmüssen.\n- Das Steuerhinterziehungsverfahren gemäss Art. 132 BdBSt gilt als\n«strafrechtlich» im Sinne von Art. 6 Abs. 1 EMRK.\n\n1\n- Das Recht, zu schweigen und nicht zu seiner eigenen Verurteilung\nbeitragen zu müssen, entspringt den allgemein anerkannten\ninternationalen Standards, die Wesensmerkmal des Begriffs «faires\nVerfahren» im Sinne von Art. 6 Abs. 1 EMRK sind.\n- Die Behörden haben den Beweis für die Stichhaltigkeit der von\nihnen erhobenen strafrechtlichen Vorwürfe ohne Rückgriff auf\nBeweismittel zu erbringen, welche sie in Missachtung des Willens\ndes Angeklagten durch die Ausübung von Zwang oder durch\nUnterdrückung erlangt haben. Es verstösst daher gegen Art. 6 Abs. 1\nEMRK, einen Steuerpflichtigen, der sich weigert, im Rahmen des gegen\nihn eingeleiteten Hinterziehungsverfahrens den Steuerbehörden\nBeweismittel herauszugeben, mittels einer Beugebusse gleichwohl dazu\nzwingen zu wollen.\n\nSentenza J.B. Obbligo del contribuente di collaborare nell’ambito di una\nprocedura per sottrazione d’imposta. Violazione della CEDU.\nArt. 6 § 1 CEDU. Diritto di non dover contribuire alla propria\nincriminazione.\n- La procedura per sottrazione d’imposta prevista dall’art. 132 DIFD\ncostituisce una procedura «penale» ai sensi dell’art. 6 § 1 CEDU.\n- Il diritto di mantenere il silenzio e il diritto di non contribuire alla\npropria incriminazione sono norme internazionali generalmente\nriconosciute e sono elementi essenziali della nozione di «processo equo»\nprevista dall’art. 6 § 1 CEDU.\n- Le autorità devono stabilire la fondatezza delle loro accuse in materia\npenale senza ricorrere a elementi di prova ottenuti attraverso coazione\no pressioni, contro la volontà dell’accusato. È pertanto contrario\nall’art. 6 § 1 CEDU infliggere multe d’ordine per cercare di costringere\nun contribuente reticente a consegnare alle autorità fiscali mezzi di\nprova in una procedura per sottrazione d’imposta.\n\nRésumé des faits:\n\nEn 1987, l’Administration fédérale des contributions consulta le dossier de P.,\ndirecteur financier. Elle constata qu’entre 1979 et 1985, le requérant avait\neffectué des investissements auprès de P. et de ses sociétés. Toutefois, ces\nmontants n’avaient pas été déclarés pour les périodes fiscales de 1981/1982 et\n1987/1988. Eu égard à ces éléments, la commission fiscale du district de X. ouvrit\nle 11 décembre 1987 une procédure pour soustraction d’impôt concernant les\nimpôts fédéraux du requérant. Celui-ci fut invité à soumettre tous les documents\nen sa possession ayant trait à ces sociétés. Le requérant n’ayant pas répondu\naux demandes de la commission fiscale du district, l’administration cantonale de\nl’impôt fédéral direct, s’appuyant sur l’art. 131 al. 1 de l’arrêté du Conseil fédéral\n\n2\ndu 9 décembre 1940 sur la perception d’un impôt fédéral direct (AIFD, RO 6 352),\nlui infligea entre le 28 février 1989 et le 22 janvier 1991 trois amendes d’ordre de\n1000 CHF respectivement 2000 CHF.\nLe recours que le requérant forma contre la deuxième amende d’ordre du\n29 octobre 1990 fut rejeté par la commission de recours en matière fiscale du\ncanton du Valais le 18 décembre 1992. Le requérant saisit le Tribunal fédéral\n(TF) d’un recours de droit administratif, alléguant notamment qu’en vertu de\nl’art. 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés\nfondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH, RS 0.101), il ne devait pas être\ncontraint de s’incriminer en tant qu’accusé. Le 7 juillet 1995, le TF rejeta le\nrecours.\nEN DROIT\n\nI. SUR LA VIOLATION ALLÉGUÉE DE L’ART. 6 § 1 CEDH\n\n40. Le requérant allègue que la procédure le concernant n’était pas\néquitable en ce qu’il a été contraint de fournir des documents qui auraient pu\nl’incriminer. Il invoque l’art. 6 § 1 CEDH, lequel, en ses passages pertinents, est\nainsi libellé:\n(libellé de la disposition)\n41. Le Gouvernement conteste cette allégation.\n\nA. Sur l’applicabilité de l’art. 6 § 1 CEDH\n\n1. Thèse des parties\n\na) Le requérant\n\n"}