Il y va de la confiance que les tribunaux d’une société démocratique se doivent d’inspirer aux justiciables, et notamment aux parties en litige. Doit ainsi se récuser tout juge dont on peut légitimement craindre un manque d’impartialité. Pour se prononcer sur l’existence dans une affaire donnée d’une raison légitime de redouter chez un juge un défaut d’impartialité, l’optique des parties concernées entre en ligne de compte, mais ne joue pas un rôle décisif. L’élément déterminant consiste à savoir si les appréhensions en question peuvent passer pour objectivement justifiées (voir, mutatis mutandis, l’arrêt Hauschildt précité, p. 21, § 48). 47.