stupéfiants. Le 1er août 1995, soit un peu plus de quatre mois seulement après sa libération, il a été à nouveau arrêté, car il avait organisé un trafic international d’héroïne. La Cour estime dès lors que le danger de récidive justifiait le maintien du requérant en détention. Quant aux besoins de l’instruction, la Cour constate, qu’outre le fait que le trafic de stupéfiants était international et nécessitait notamment une collaboration étroite entre la Suisse et l’Italie, le requérant a demandé plus d’une centaine de compléments d’instruction et en particulier de faire l’objet d’une expertise psychiatrique.