3 En l’espèce, la période à prendre en considération a débuté le 1er août 1995, date de l’arrestation de W., pour s’achever le 11 mai 1998 avec la condamnation de celui-ci par la cour d’assises criminelles de Lugano. Elle s’étend donc sur deux ans, neuf mois et onze jours. La Cour européenne des droits de l’homme (ci-après: la Cour) rappelle les principes qui se dégagent de sa jurisprudence: il incombe en premier lieu aux autorités judiciaires nationales de veiller à ce que, dans un cas donné, la durée de la détention provisoire ne dépasse pas la limite du raisonnable.