Conformément à sa jurisprudence, elle recherchera si les frais et dépens dont le remboursement est réclamé ont été réellement exposés pour prévenir ou redresser la situation jugée constitutive d’une violation de la Convention, s’ils correspondaient à une nécessité et s’ils sont raisonnables quant à leur taux (voir, par exemple, Nilsen et Johnsen c. Norvège [GC], n° 23118/93, § 62, Recueil 1999-VIII). 94. A l’instar du Gouvernement, la Cour estime que l’octroi de frais et dépens doit tenir compte du fait qu’une partie des griefs de l’association requérante ont été déclarés irrecevables.