{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1999-10-14", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-64-146--_1999-10-14.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150004607.pdf?ID=150004607", "Checksum": "21d1c1da199f9ca0b1b5d6b518b50520"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 64.146 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 14.10.1999 JAAC 64.146 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 14.10.1999 JAAC 64.146 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 14.10.1999 JAAC 64.146 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:26:00", "Checksum": "47264304bb7b5849d52e395b2be268c9", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 14.10.1999 JAAC 64.146 \r\n\n JAAC 64.146\n\nDéc. de la Cour eur. DH du 14 octobre 1999, déclarant\nirrecevable la req. N° 40130/98, C. R. c / Suisse\n\nRetrait d’une autorisation d’exploiter une agence de sécurité privée\ndans le canton de Genève, en raison de liens étroits entretenus avec une\nsecte par le requérant, directeur de cette agence, et par l’agence dans\nson ensemble.\nArt. 9 CEDH. Liberté de religion.\nLa question de savoir s’il y a réellement eu une ingérence dans les\ndroits garantis par la disposition pouvait rester ouverte, étant donné\nque cette ingérence aurait de toute manière été justifiée au regard du\n§ 2; le retrait de l’autorisation était prévu par la loi cantonale sur la\nprofession d’agent de sécurité et avait pour buts la sécurité publique,\nla protection de l’ordre et la protection des droits et libertés d’autrui.\nAu regard, d’une part, de la nature même de la profession d’agent de\nsécurité privée, qui est souvent exercée par des personnes titulaires\nd’un permis de port d’arme, d’autre part, du fait que la mesure n’avait\npas contraint le recourant à modifier ses convictions, l’ingérence était,\ndans le cas d’espèce, proportionnée.\n\nWiderruf einer Bewilligung, eine private Überwachungsagentur\nim Kanton Genf zu betreiben, wegen enger Verbindungen des\nbeschwerdeführenden Geschäftsführers und der gesamten Agentur zu\neiner Sekte.\nArt. 9 EMRK. Religionsfreiheit.\nDie Frage, ob überhaupt ein Eingriff in diese Bestimmung vorgelegen\nhat, konnte offen bleiben, da er im Sinne von § 2 gerechtfertigt gewesen\nwäre; der Bewilligungsentzug basierte auf dem kantonalen Gesetz über\nden Beruf des privaten Überwachungsagenten, diente der öffentlichen\n\n1\nSicherheit, dem Schutz der öffentlichen Ordnung und der Rechte und\nFreiheiten anderer. In Anbetracht der Natur des Berufes, der oft\nvon Personen mit einem Waffenschein ausgeübt wird, einerseits und\ndes Umstandes, dass der Beschwerdeführer durch die Massnahme\nnicht gezwungen worden war, seine Weltanschauung zu ändern,\nandererseits, war der Eingriff im vorliegenden Fall verhältnismässig.\n\nRitiro di un’autorizzazione d’esercizio di un’agenzia di sicurezza\nprivata nel Cantone di Ginevra, a causa degli stretti legami del\nricorrente, direttore dell’agenzia, e dell’intera agenzia con una setta.\nArt. 9 CEDU. Libertà di religione.\nLa questione di sapere se vi è realmente stata un’ingerenza nei diritti\ngarantiti dalla disposizione poteva rimanere aperta, poiché questa\ningerenza sarebbe comunque stata giustificata in virtù del § 2; il ritiro\ndell’autorizzazione era previsto dalla legge cantonale sulla professione\ndi agente di sicurezza e aveva quale scopo la sicurezza pubblica, la\nprotezione dell’ordine e dei diritti e delle libertà altrui. Considerati,\nda una parte, la natura stessa della professione di agente di sicurezza\nprivata, che è spesso esercitata da persone titolari di un permesso\ndi porto d’armi, e, d’altra parte, il fatto che la misura non aveva\ncostretto il ricorrente a modificare le sue convinzioni, nella fattispecie\nl’ingerenza era proporzionata.\n\n1. Le requérant [qui s’est vu retirer l’autorisation d’exploiter une agence de\nsécurité privée sur la base d’une enquête officielle concluant à l’existence\nde nombreux liens entre le requérant et une secte] se plaint de ce que le\nretrait de l’autorisation d’exploiter l’agence par le Département cantonal\nconstitue une ingérence dans sa liberté de religion. Il invoque l’art. 9 de la\nConvention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales\ndu 4 novembre 1950 (CEDH)[60] libellé comme suit:\n«1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion;\nce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi\nque la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou\ncollectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et\nl’accomplissement des rites.\n2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet\nd’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures\nnécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la\nprotection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des\ndroits et libertés d’autrui.»\nLa Cour européenne des droits de l’homme (ci-après: la Cour) rappelle en\npremier lieu sa jurisprudence, en vertu de laquelle la liberté de pensée, de\nconscience et de religion, qui se trouve consacrée à l’art. 9 CEDH, représente\nl’une des assises d’une «société démocratique» au sens de la CEDH. Elle est,\n\n"}