{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2000-02-16", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-64-144--_2000-02-16.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150004601.pdf?ID=150004601", "Checksum": "e91ffa285ca088b76d0498e9cf53712c"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 64.144 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 16.02.2000 JAAC 64.144 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 16.02.2000 JAAC 64.144 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 16.02.2000 JAAC 64.144 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:25:23", "Checksum": "a7aecb6fd664e88f032e55c634e290ea", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 16.02.2000 JAAC 64.144 \r\n\n JAAC 64.144\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 16 février 2000, affaire\nAmann c / Suisse, Recueil des arrêts et décisions 2000\n\nArrêt Amann. Ecoute d’un entretien téléphonique, établissement d’une\nfiche destinée à assurer la protection de l’Etat et conservation de celle-ci\ndans le fichier du Ministère public de la Confédération, en 1981.\nArt. 8 CEDH. Droit au respect de la vie privée et de la correspondance.\nEcoute téléphonique.\n- Etant donné que l’écoute d’un entretien téléphonique représente\nune ingérence grave, la base légale doit être formulée de manière\nparticulièrement claire et détaillée.\n- Dans le cas présent, ce n’était pas le requérant lui-même qui était\nla personne surveillée; il a été contrôlé par hasard, en qualité de\nparticipant nécessaire d’une conversation avec une personne dont le\nraccordement téléphonique était, lui, surveillé en application de l’art. 66\nal. 1bis PPF (surveillance du raccordement téléphonique de tierces\npersonnes). Etant donné que la loi ne règle pas le cas de participants\nà une conversation qui sont entendus par hasard et, en particulier, ne\ncontient aucune disposition pour la protection de ces derniers, il y a lieu\nde conclure à une violation de l’art. 8 CEDH.\nEtablissement et conservation d’une fiche.\n- La notion de «vie privée» englobe également des données sur les\nactivités professionnelles ou commerciales d’un individu.\n- Ingérence dans la vie privée du fait de la conservation d’une fiche. Le\nfait que la fiche ne contenait aucune donnée sensible, qu’elle n’a causé\nau requérant aucun inconvénient et que, selon toute probabilité, elle\nn’avait jamais été consultée par des tiers, ne joue en l’espèce aucun rôle.\n- Absence de prévisibilité de l’ingérence. Au moment de la confection\nde la fiche, aucune loi ne mentionnait l’existence d’un fichier destiné\nà assurer la protection de l’Etat. Les directives du Conseil fédéral\n\n1\ndu 16 mars 1981 applicables au traitement des données personnelles\ndans l’administration fédérale, publiées dans la Feuille fédérale, ne\ncontenaient que quelques principes généraux et ne pouvaient donc\nservir de base légale.\n- Défaut de base légale en ce qui concerne également la conservation\nde la fiche, dès lors que la loi (en particulier l’art. 66 al. 1ter PPF),\nprévoyait, tant avant l’affaire dite «des fiches» qu’après 1990, que les\ndonnées qui ne sont plus nécessaires ou plus utilisées devaient être\ndétruites.\nArt. 13 CEDH. Droit à un recours effectif.\nAucune violation de cette disposition, étant donné que le requérant\navait été en mesure de consulter sa fiche et de faire valoir devant le TF,\npar la voie de l’action de droit administratif, des violations éventuelles\nde la CEDH.\n\nUrteil Amann. Abhörung eines Telefongesprächs, Anlegung einer\nStaatsschutz-Fiche sowie Aufbewahrung derselben auf Anordnung der\nBundesanwaltschaft im Jahre 1981.\nArt. 8 EMRK. Anspruch auf Achtung des Privatlebens und der\nKorrespondenz.\nTelefonabhörung.\n- Da die Telefonabhörung einen schweren Eingriff darstellt, muss die\ngesetzliche Grundlage besonders klar und detailliert formuliert sein.\n- Im vorliegenden Fall war der Beschwerdeführer selbst nicht\nüberwachte Person, sondern zufälliger, notwendiger Gesprächspartner\neiner Person, deren Telefonanschluss gemäss Art. 66 Abs. 1bis BStP\n(Überwachung des Fernmeldeanschlusses von Drittpersonen)\nüberwacht wurde. Da das Gesetz den Fall des zufällig abgehörten\nGesprächspartners nicht regelt und insbesondere keine Bestimmungen\nzu dessen Schutz enthält, lag eine Verletzung von Art. 8 EMRK vor.\nAnlegung und Aufbewahrung einer Fiche.\n- Der Begriff des Privatlebens umfasst auch Angaben über die berufliche\noder geschäftliche Tätigkeit einer Person.\n- Eingriff in das Privatleben durch Anlegung der Fiche. Es spielte\nkeine Rolle, dass die Fiche keine sensiblen Daten beinhaltet hatte, dem\nBeschwerdeführer aufgrund der Fiche keinerlei Nachteile erwachsen\nwaren und Dritte diese höchstwahrscheinlich nie konsultiert hatten.\n- Fehlende Vorhersehbarkeit des Eingriffs. Im Zeitpunkt der Anfertigung\nder Fiche wurde die Existenz einer Staatsschutzkartei in keinem Gesetz\nerwähnt. Die im Bundesblatt veröffentlichten Richtlinien für die\nBearbeitung von Personendaten in der Bundesverwaltung vom 16. März\n1981 enthielten lediglich einzelne allgemeine Prinzipien und konnten\ndaher nicht als gesetzliche Grundlage dienen.\n\n2\n- Fehlen der gesetzlichen Grundlage auch bezüglich der Aufbewahrung\nder Fiche. Massgebend war, dass das Gesetz (insbesondere Art. 66\nAbs. 1ter BStP) sowohl vor der so genannten «Fichen-Affäre» als auch\nnach 1990 vorsah, dass Daten, die nicht mehr notwendig sind oder nicht\nmehr benötigt werden, zu vernichten sind.\nArt. 13 EMRK. Recht auf eine wirksame Beschwerde.\nKeine Verletzung dieser Bestimmung, da der Beschwerdeführer Einsicht\nin seine Fiche erhalten hatte und allfällige Verletzungen der EMRK mit\nverwaltungsrechtlicher Klage vor BGer geltend machen konnte.\n\n"}