1. Les requérants [qui, avant leur mariage, s’appelaient respectivement Philippe Szokoloczy-Syllaba et Eugénia Palffy de Erdoed], estiment que le refus des autorités suisses d’autoriser le changement de nom qu’ils avaient sollicité [soit Szokoloczy-Palffy, pour éviter la formation d’un nom trop long et compliqué et l’extinction d’un nom hérité de leurs nobles et lointains ancêtres en le transmettant à leurs enfants] constitue une atteinte à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, garanti par l’art. 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH)[46], qui est ainsi rédigé: «1.