{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1999-06-29", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-64-143--_1999-06-29.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150004598.pdf?ID=150004598", "Checksum": "c50effa9a9d485830b4e057633ef7938"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 64.143 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 29.06.1999 JAAC 64.143 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 29.06.1999 JAAC 64.143 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 29.06.1999 JAAC 64.143 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:25:54", "Checksum": "654dcfcdecb6cb45a49aa68214d3099d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 29.06.1999 JAAC 64.143 \r\n\n JAAC 64.143\n\nDéc. de la Cour eur. DH du 29 juin 1999,\ndéclarant irrecevable la req. N°41843/98, Philippe\nSZOKOLOCZY-SYLLABA et Eugénia PALFFY DE ERDOED\nSZOKOLOCZY-SYLLABA c / Suisse\n\nDemande de deux époux de pouvoir porter leur double patronyme\n(sous une forme simplifiée) comme nom de famille, de manière à éviter\nl’extinction d’un nom noble hérité de leurs ancêtres.\nArt. 8 CEDH. Droit au respect de la vie privée et familiale.\nLes Etats contractants jouissent d’un large pouvoir d’appréciation en\nmatière de changement de patronyme (rappel de la jurisprudence). En\nl’espèce, la limitation découlant de la loi qui ne permet de transmettre\naux enfants que le nom de l’un des parents seulement n’est pas excessive\net ne saurait suffire à conférer le droit de changer de patronyme.\nAucune violation de cette disposition en l’espèce.\n\nGesuch zweier Eheleute, ihren doppelten Familiennamen (in\nvereinfachter Form) tragen zu dürfen, um das Aussterben eines von\nihren Vorfahren geerbten adligen Namens zu verhindern.\nArt. 8 EMRK. Recht auf Achtung des Familien- und Privatlebens.\nDie Vertragsstaaten geniessen einen grossen Ermessensspielraum\nim Bereich der Änderung des Familiennamens (Bestätigung der\nRechtsprechung). Im vorliegenden Fall ist die sich aus dem Gesetz\nergebende Beschränkung der Weitergabe des Namens nur eines\nElternteils auf die Kinder nicht übermässig und genügt nicht, ein Recht\nauf Änderung des Familiennnamens zu begründen. Keine Verletzung\ndieser Bestimmung im vorliegenden Fall.\n\n1\nDomanda di due coniugi di poter portare il loro doppio cognome\n(in forma semplificata) come nome di famiglia, in modo da evitare\nl’estinzione di un nome nobile ereditato dai loro antenati.\nArt. 8 CEDU. Diritto al rispetto della vita privata e familiare.\nGli Stati firmatari dispongono di un ampio potere di apprezzamento in\nmateria di cambiamento di cognome (conferma della giurisprudenza).\nNella fattispecie, la limitazione legale che permette di trasmettere ai\nfigli solo il nome di uno dei genitori non è eccessiva e non è sufficiente\nper conferire il diritto di cambiare cognome. Non vi è violazione di\nquesta disposizione.\n\n1. Les requérants [qui, avant leur mariage, s’appelaient respectivement\nPhilippe Szokoloczy-Syllaba et Eugénia Palffy de Erdoed], estiment que le\nrefus des autorités suisses d’autoriser le changement de nom qu’ils avaient\nsollicité [soit Szokoloczy-Palffy, pour éviter la formation d’un nom trop long et\ncompliqué et l’extinction d’un nom hérité de leurs nobles et lointains ancêtres\nen le transmettant à leurs enfants] constitue une atteinte à leur droit au\nrespect de leur vie privée et familiale, garanti par l’art. 8 de la Convention\nde sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du\n4 novembre 1950 (CEDH)[46], qui est ainsi rédigé:\n«1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile\net de sa correspondance.\n2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit\nque pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue\nune mesure, qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité\nnationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de\nl’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de\nla morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.»\nLa Cour européenne des Droits de l’Homme rappelle que, bien que l’art. 8\nCEDH ne contienne pas de disposition explicite en matière de nom, celui-ci, en\ntant que moyen d’identification personnelle et de rattachement à une famille,\nn’en concerne pas moins la vie privée et familiale des individus, laquelle\ndoit être conçue comme englobant le droit de nouer des relations avec ses\nsemblables (Cour eur. DH, arrêt Burghartz c / Suisse du 22 février 1994, série A\nn° 280-B, p. 28, § 24[47]).\nToutefois, le refus des autorités suisses d’autoriser les requérants à changer\nde nom ne saurait nécessairement passer pour une ingérence dans l’exercice\nde leur droit au respect de leur vie privée et familiale comme l’aurait été,\npar exemple l’obligation de modifier leur patronyme. L’art. 8 CEDH, en effet,\ntend pour l’essentiel à prémunir l’individu contre des ingérences arbitraires\ndes pouvoirs publics. La Cour a cependant déjà jugé que cette disposition\npeut également engendrer des obligations positives de la part des Etats\ncontractants.\n\n"}