{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2000-04-06", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-64-136--_2000-04-06.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150004574.pdf?ID=150004574", "Checksum": "8f887f9c4a22ca8bd8d3930bf2657f5c"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 64.136 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 06.04.2000 JAAC 64.136 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 06.04.2000 JAAC 64.136 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 06.04.2000 JAAC 64.136 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:25:26", "Checksum": "7082a36432f5c6d290947f2471513ba9", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 06.04.2000 JAAC 64.136 \r\n\n JAAC 64.136\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 6 avril 2000, affaire\nAthanassoglou et autres c / Suisse, Recueil des arrêts\net décisions 2000\n\nArrêt Athanassoglou et autres. Décision du Conseil fédéral de\nprolonger l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire Beznau II et,\nsimultanément, de rejeter l’opposition interjetée par les requérants.\nImpossibilité de faire examiner la décision du Conseil fédéral par un\ntribunal.\nArt. 6 § 1 CEDH. Notion de droits et obligations de caractère civil.\nComme dans l’affaire Balmer-Schafroth et autres (JAAC 61.103), qui\navait trait à la centrale nucléaire Mühleberg, cette disposition n’est,\nen l’espèce, pas applicable. En l’absence de preuve quant à l’existence\nd’un danger sérieux, concret et imminent posé par la centrale nucléaire\npour les habitantes et les habitants, le lien entre la décision du Conseil\nfédéral et les droits des requérants à la protection de leur intégrité\nphysique et de leurs biens était ténu et lointain. En outre, il appartient\nà chaque Etat contractant de décider de la manière dont il souhaite\nréglementer l’utilisation de l’énergie nucléaire.\n\nUrteil Athanassoglou und andere. Verlängerung der\nBetriebsbewilligung für das Kernkraftwerk Beznau II mit gleichzeitiger\nAbweisung der Einsprachen der Beschwerdeführer durch den\nBundesrat. Fehlende Möglichkeit, den bundesrätlichen Entscheid\nvon einem Gericht überprüfen zu lassen.\nArt. 6 § 1 EMRK. Begriff der zivilrechtlichen Ansprüche und\nVerpflichtungen.\nWie im das AKW Mühleberg betreffenden Urteil Balmer-Schafroth u.a.\n(VPB 61.103) kam auch im vorliegenden Fall diese Bestimmung nicht\nzur Anwendung. Mangels des Nachweises einer vom AKW ausgehenden\n\n1\nernsthaften, konkreten und drohenden Gefahr für die Anwohnerinnen\nund Anwohner hatte zwischen dem Entscheid des Bundesrates und dem\nAnspruch auf Wahrung ihrer physischen Integrität und ihres Eigentums\nnur eine lose und entfernte Verbindung bestanden. Ferner liegt es an\njedem Mitgliedstaat selbst zu entscheiden, wie er die Nutzung von\nnuklearer Energie regeln will.\n\nSentenza Athanassoglou e altri. Decisione del Consiglio federale di\nprorogare l’autorizzazione di esercizio della centrale nucleare di\nBeznau II e, contemporaneamente, di rigettare l’opposizione inoltrata\ndai ricorrenti. Impossibilità di fare esaminare la decisione del Consiglio\nfederale da un tribunale.\nArt. 6 § 1 CEDU. Nozione di diritti e obblighi di carattere civile.\nCome nella causa Balmer-Schafroth e altri (GAAC 61.103), che\nconcerneva la centrale nucleare di Mühleberg, nella fattispecie questa\ndisposizione non è applicabile. In mancanza della prova dell’esistenza\ndi un pericolo serio, concreto ed imminente rappresentato dalla\ncentrale nucleare per gli abitanti, vi era solo un tenue e remoto legame\nfra la decisione del Consiglio federale ed il diritto dei ricorrenti alla\nprotezione della loro integrità fisica e della loro proprietà. Inoltre,\nogni Stato firmatario ha la facoltà di decidere sul modo in cui intende\nregolamentare l’utilizzo dell’energia nucleare.\n\ni. DÉSISTEMENT DE QUATRE REQUéRANTS\n\n(...)\n\nII. sur la violation alléguée de l’art. 6 § 1 CEDH\n\n35. Les requérants [habitants de diverses communes situées dans la zone 1\nentourant la tranche II de la centrale nucléaire de Beznau (canton d’Argovie),\ndont les recours contre la demande de prolongation de l’autorisation\nd’exploiter la centrale ont été rejetés par le Conseil fédéral] allèguent n’avoir\npas disposé d’un accès effectif à un tribunal, au mépris de l’art. 6 § 1 de la\nConvention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales\ndu 4 novembre 1950 (CEDH)[31], dont le passage pertinent est ainsi libellé:\n«Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement (…) par un\ntribunal (…) qui décidera (…) des contestations sur ses droits et obligations de\ncaractère civil (…)»\n\n2\nIls reprochent en particulier au droit suisse de ne leur avoir offert nul recours\njudiciaire pour contester la légalité de la décision du Conseil fédéral du\n12 décembre 1994 d’accorder à la NOK (Forces Motrices du Nord-Est de la\nSuisse - Nordostschweizerische Kraftwerke AG) une autorisation d’exploitation\nde durée limitée pour la centrale nucléaire de Beznau II.\n\nA. Sur l’exception préliminaire du Gouvernement tirée du\nnon-épuisement des voies de recours internes\n\n36. Le Gouvernement soulève une exception préliminaire de non-épuisement\ndes voies de recours internes. Comme devant la Commission, il fait valoir que\nles requérants auraient pu intenter une action civile fondée sur les art. 679,\n684 et 928, ainsi que sur l’art. 28a al. 1 du code civil suisse du 10 décembre\n1907[32]. Bien que les décisions de délivrer une autorisation d’exploitation\nd’une centrale nucléaire soient insusceptibles de recours, les actions civiles\nliées aux droits de propriété et de voisinage auraient permis à un tribunal, si\nles conditions avaient été remplies, de protéger ces droits. Il aurait été possible,\npar exemple, d’ordonner l’arrêt de la centrale nucléaire, même si une telle\ndécision n’annulait pas l’autorisation elle-même.\n37. La Cour estime que la thèse du Gouvernement est si étroitement liée à la\nsubstance des griefs des requérants sur le terrain de l’art. 6 § 1 qu’il y a lieu de\njoindre l’exception au fond (voir, par exemple, l’arrêt Kremzow c / Autriche du\n21 septembre 1993, série A n° 268-B, p. 41, § 42).\n\nB. Sur l’applicabilité de l’art. 6 § 1\n\n1. Thèses défendues devant la Cour\n\n(...)\n\n2. Appréciation de la Cour\n\n"}