{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1998-12-15", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-63-114--_1998-12-15.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150004151.pdf?ID=150004151", "Checksum": "bd96e67f0dac3bb998d85d681fe646ef"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 63.114 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 15.12.1998 JAAC 63.114 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 15.12.1998 JAAC 63.114 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 15.12.1998 JAAC 63.114 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:26:34", "Checksum": "56f8022e3d5963946bec6f5ce5612ea5", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 15.12.1998 JAAC 63.114 \r\n\n JAAC 63.114\n\nDéc. de la Cour. eur. DH du 15 décembre 1998,\ndéclarant irrecevable la req. N° 27819/95, Werner\nVercambre c / Suisse\n\nSéquestre de documents dans les locaux d’une société suisse, à la suite\nd’une demande d’entraide des autorités belges. Refus de reconnaître la\nqualité pour recourir au requérant contre lequel une enquête pénale a\nété ouverte en Belgique, vu qu’au sens de l’art. 21 al. 3 EIMP, il n’était pas\npersonnellement touché par la mesure d’entraide et n’avait donc pas\nun intérêt digne d’être protégé à la levée ou à la modification de cette\nmesure.\nArt. 34 (ancien art. 25) CEDH. Art. 8 du droit au respect de la\ncorrespondance. Qualité de victime.\nDans le cas d’espèce, il n’a pas été nécessaire de déterminer si le fait que\nle requérant est l’auteur des documents saisis et administrateur de la\nsociété intéressée lui permet de se prétendre «victime» au sens de la\ndisposition précitée, étant donné qu’une éventuelle ingérence dans son\ndroit au respect de la correspondance était justifiée.\n\nBeschlagnahme von Schriftstücken in den Geschäftsräumen\neiner schweizerischen Gesellschaft aufgrund eines belgischen\nRechtshilfegesuchs. Ablehnung der Beschwerdelegitimation des\nBeschwerdeführers, gegen den ein Strafverfahren in Belgien eingeleitet\nwurde, da er gemäss Art. 21 Abs. 3 IRSG von der Rechtshilfemassnahme\nweder direkt betroffen war noch ein schutzwürdiges Interesse an deren\nAufhebung oder Änderung hatte.\nArt. 34 (vormals Art. 25) EMRK. Art. 8 des Rechts auf Achtung der\nKorrespondenz. Opfereigenschaft.\n\n1\nDie Frage, ob der Beschwerdeführer durch den Umstand, dass er\nder Verfasser der beschlagnahmten Dokumente und Treuhänder der\nGesellschaft war, «Opfer» im Sinne dieser Bestimmung ist, konnte im\nvorliegenden Fall offengelassen werden, da ein allfälliger Eingriff in das\nRecht auf Achtung der Korrespondenz gerechtfertigt gewesen wäre.\n\nSequestro di documenti nei locali di una società svizzera in seguito a\nuna domanda di assistenza giudiziaria delle autorità belghe. Rifiuto di\nriconoscere la legittimazione a ricorrere al richiedente nei confronti del\nquale era stata aperta un’inchiesta penale in Belgio; ai sensi dell’art. 21\ncpv. 3 AIMP, questi non era infatti toccato personalmente dalla misura\nd’assistenza giudiziaria e non aveva quindi un interesse degno di\nprotezione all’annullamento o alla modifica della stessa.\nArt. 34 (vecchio art. 25) CEDU. Art. 8 del diritto al rispetto della\ncorrispondenza. Qualità di vittima.\nNella fattispecie, non è stato necessario determinare se il fatto che il\nrichiedente è l’autore dei documenti sequestrati e amministratore della\nsocietà interessata gli permetta di considerarsi «vittima» ai sensi della\ndisposizione predetta, tenuto conto che un’eventuale ingerenza nel suo\ndiritto al rispetto della corrispondenza era giustificata.\n\nLa Cour rappelle d’abord que la saisie de documents dans des locaux\nprofessionnels peut s’analyser en une ingérence dans les droits reconnus\npar l’art. 8 § 1 CEDH (Cour eur. DH, arrêt Niemietz c / Allemagne du\n16 décembre 1992, Série A 251-B, p. 33 à 35, § 29 à 33). Toutefois, elle relève\nqu’en l’espèce le requérant conteste le séquestre en Suisse et la transmission\naux autorités belges de documents de I., saisis en mains de K. sur la base d’une\nordonnance notifiée à ce dernier. La question pourrait dès lors se poser de\nsavoir si le requérant peut se prétendre «victime», au sens de l’art. 34 CEDH,\nd’une ingérence dans son droit au respect de sa correspondance. En effet,\nseule peut en principe se prétendre victime la personne directement affectée\npar la mesure contestée (Cour eur. DH, arrêt Groppera Radio AG et autres c /\nSuisse du 28 mars 1990, Série A 173, p. 20, § 47)[41].\nElle n’estime cependant pas nécessaire de se prononcer sur ce point. En effet, à\nsupposer même que le séquestre de documents de I., saisis en mains de K. dans\nles bureaux de la société, et leur transmission aux autorités belges constituent\nune ingérence dans les droits du requérant garantis par l’art. 8 § 1 CEDH, cette\ningérence est justifiée au regard du § 2 de cette disposition.\nEn l’espèce, la Cour relève que la mesure d’entraide était fondée sur la loi\nfédérale du 20 mars 1981 sur l’entraide internationale en matière pénale\n(EIMP)[42]. Partant, elle était «prévue par la loi».\nElle observe en outre que la demande d’entraide a été ordonnée et exécutée\ndans le cadre d’une enquête pénale ouverte par les autorités belges. Visant «à\nla défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales», elle tendait\nà des buts légitimes (Cour eur. DH arrêt Camenzind c / Suisse du 16 décembre\n1997, Recueil des arrêts et décisions 1997-VIII, N° 61, p. 2892, § 40)[43].\n\n"}