A cet égard, elle observe qu’au cours du contact litigieux, le président du tribunal pénal d’Oron fut uniquement avisé par le ministère public de son intention de requérir l’arrestation immédiate du requérant et de ses deux frères à l’issue de son réquisitoire, qu’il n’a pas transmis aux autres membres du tribunal l’information reçue et que le fond de l’affaire n’a pas été discuté. Elle note également que les circonstances imposaient d’organiser à l’avance les mesures nécessitées par l’arrestation immédiate éventuelle de trois accusés.