{"Signatur": "CH_VB_013", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1998-08-05", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_013_JAAC-62-126--_1998-08-05.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003782.pdf?ID=150003782", "Checksum": "a5065a16af0569a433cebe0c7632f229"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 62.126 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte 05.08.1998 JAAC 62.126 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 05.08.1998 JAAC 62.126 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo 05.08.1998 JAAC 62.126 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Europäischer Gerichtshof für Menschenrechte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Corte europea dei diritti dell'uomo"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:03", "Checksum": "48aad02481c1c57e5e0d64935588e1bd", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Cour européenne des droits de l'homme 05.08.1998 JAAC 62.126 \r\n\n JAAC 62.126\n\nArrêt de la Cour eur. DH du 5 août 1998, affaire Ali c /\nSuisse, Recueil des arrêts et décisions 1998\n\nUrteil Ali. Verbleib des Beschwerdeführers an unbekannter Adresse\nnach Einreichung der Beschwerde bei der Kommission. Vorliegen einer\nschriftlichen Erklärung des Beschwerdeführers an seinen Anwalt,\ndass er an der Weiterführung des Verfahrens vor den Organen der\nKonvention festhalte, selbst wenn er die Schweiz verlassen sollte und\nseinen Anwalt nicht mehr kontaktieren könne.\nArt. 51 § 2 der Verfahrensordnung B des Gerichtshofs. Streichung im\nGerichtsregister.\nIn Anbetracht der Unmöglichkeit, mit dem Beschwerdeführer in Kontakt\nzu kommen, ist der Vertreter des Beschwerdeführers nicht in der Lage,\ndas Verfahren in signifikanter Weise weiterzuführen. Eine weitere\nPrüfung der Angelegenheit durch den Gerichtshof rechtfertigt sich\ndaher nicht.\n\nArrêt Ali. Disparition du requérant sans laisser d’adresse après\nl’introduction d’une requête devant la Commission. Existence d’une\ndéclaration écrite du requérant à son mandataire manifestant la\nvolonté de poursuivre la procédure devant les organes de la Convention\nmême s’il devait quitter la Suisse et ne pouvait plus prendre contact\navec lui.\nArt. 51 § 2 du Règlement B de la Cour. Radiation du rôle.\nCompte tenu de l’impossibilité d’établir tout contact avec le requérant,\nson mandataire n’est pas à même de poursuivre la procédure de\nmanière significative. Il ne se justifie donc pas que l’examen de l’affaire\nse poursuive devant la Cour.\n\n1\nSentenza Ali. Irreperibilità del ricorrente partito senza lasciare alcun\nindirizzo dopo aver inoltrato ricorso dinanzi alla Commissione.\nEsistenza di una dichiarazione scritta, rilasciata al suo avvocato, nella\nquale il ricorrente manifesta la volontà di proseguire la procedura\ndavanti agli organi della Convenzione anche nel caso in cui dovesse\nabbandonare la Svizzera e non potesse mettersi in contatto con lo\nstesso.\nArt. 51 § 2 del Regolamento B della Corte. Stralcio dai ruoli.\nTenuto conto dell’impossibilità di entrare in contatto con il ricorrente,\nil suo rappresentante non è in grado di proseguire la procedura in modo\nsignificativo. Un ulteriore esame della pratica da parte della Corte non\nsarebbe quindi giustificato.\n\nRésumé des faits:\n\nEn novembre 1991, le requérant, M. Ali, introduisit une demande d’asile politique.\nA partir du mois de juillet 1992, l’intéressé fit l’objet de plusieurs procédures\npénales. Le 13 décembre 1993, la police cantonale des étrangers de Fribourg\nproposa, en application des art. 14b et 14d de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur\nle séjour et l’établissement des étrangers (LSEE)[98], l’internement du requérant,\nconsidérant d’une part que son expulsion était en l’état actuel provisoirement\nimpossible et que le requérant avait mis gravement en danger l’ordre public par\nles nombreuses infractions commises. Par une décision du 24 décembre 1993,\nnotifiée au requérant le 24 janvier 1994, l’Office fédéral des réfugiés ordonna\nson internement. Le 10 février 1994, agissant par la voie du recours de droit\nadministratif, M. Ali demanda au Tribunal fédéral (TF) d’annuler la décision.\nPar un arrêt du 14 mars 1994, le TF rejeta le recours comme étant\nmanifestement mal fondé. Il considéra entre autres que les conditions légales\npour prononcer l’internement du requérant étaient réunies et que cette mesure\nétait justifiée au sens de l’art. 5 § 1 let. f CEDH. Il releva en particulier que\nl’exécution de la décision de renvoi prononcée le 17 août 1993 s’était avérée\npendant un certain temps impossible et que le requérant s’était montré incapable\nde respecter les règles de la vie sociale et de s’adapter à la vie en Suisse à\ncause de ses difficultés personnelles. Les nombreuses infractions commises\nle prouvaient.\nLe 23 juin 1994, le requérant donna mandat à Me Monferini pour engager une\nprocédure devant les organes de la Convention à l’encontre de l’arrêt du TF\ndu 14 mars 1994. Ledit conseil introduisit une requête devant la Commission\nle 14 septembre 1994. Le 15 novembre 1994, l’intéressé quitta, sans laisser\nd’adresse, le foyer d’accueil où il résidait en Suisse.\nL’affaire a été déférée à la Cour par le Gouvernement suisse (ci-après: le\nGouvernement) le 9 juillet 1997 puis le 15 juillet 1997 par Me R. Monferini,\nconseil de M. Samie Ali. Dans un mémoire du 17 février 1998 adressé à la Cour,\nMe Monferini écrivit notamment:\n\n2\n«(...) Monsieur Samie Ali est actuellement en Somalie et il nous est impossible\nde le joindre depuis plusieurs mois.\nAyant envisagé l’éventualité de devoir quitter la Suisse, le requérant a remis\n(...) une déclaration datée du 23 juin 1994, selon laquelle il entend poursuivre\njusqu’à son terme la procédure introduite devant la Commission et la Cour.\nC’est pourquoi nous avons jusqu’à ce jour poursuivi la défense des intérêts de\nMonsieur Samie Ali dans ladite procédure.\n(...)\nToutefois, il nous est aujourd’hui difficile de formuler une proposition chiffrée,\nà titre de satisfaction équitable, (...) n’étant pas en mesure de connaître les\nprétentions du requérant contre la Confédération suisse. De surcroît, il sied de\nsouligner que si une indemnité devait être allouée par la Cour (...), notre étude\nne saurait pas où (...) la lui faire parvenir en Somalie.\n\nEN DROIT\n\n"}