51. Le Gouvernement soutient que la question de savoir s’il y a véritablement eu ingérence des autorités dans la vie privée et la correspondance du requérant demeure posée, puisqu’aucune des conversations enregistrées le concernant n’a été portée à la connaissance du ministère public et que tout enregistrement a été détruit et n’a été utilisé en aucune façon. 52. La Cour note qu’il n’est pas contesté que le Procureur général de la Confédération a ordonné la mise sur écoute des lignes téléphoniques du cabinet d’avocats de M. Kopp, que le président de la Chambre d’accusation du TF a approuvé cette mesure et qu’elle s’est déroulée entre le 21 novembre et le 11 décembre 1989. 53.